La japanimation, le futur...


 
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 faut savoir situé l'histoire

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Aiko
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MessageSujet: faut savoir situé l'histoire   Dim 11 Fév - 2:16

L'archipel japonais forme l'un des arcs
montagneux qui terminent à l'est le continent asiatique. Long d'environ
2 200 km, il comprend quatre grandes îles, du nord-est au sud-ouest :
Hokkaido, Honshu, la plus grande, Shikoku et Kyushu, la plus
méridionale. Structuralement, le Japon a d'abord fait partie du
continent asiatique, puis il s'en est détaché à l'ère cénozoïque.
L'archipel est formé par six arcs insulaires, les zones de contact de
trois d'entre eux se situant dans ce qu'on appelle la «!Fossa Magna!»,
une fracture transversale au centre d'Honshu qui va de Toyama jusqu'à
la presqu'île d'Izu à 100 km au sud-ouest de Tokyo. Ils viennent y
butter l'un sur l'autre et leur dislocation a donné naissance aux plus
grands volcans du pays (l'Asama, le Fuji).

C'est aux deux
extrémités de la Fossa Magna qu'on trouve les deux plus belles plaines
du pays : Niigata sur la mer du Japon, et celle de Kanto, la plaine de
Tokyo, sur l'océan Pacifique. Deux éléments sont caractéristiques du
Japon, la montagne (yama) et la mer (kai). La montagne est omniprésente
; elle couvre les trois quarts du territoire avec le plus souvent des
pentes supérieures à 15 p. 100.

Au nord, Hokkaido est traversée
par une chaîne volcanique qui culmine au Daisetsu. Elle est rejointe au
sud-ouest par un autre massif qui a pris naissance non loin du cap Soya
au nord-ouest. Ces deux massifs se scindent près du golfe d'Uchiura et
du détroit de Tsugaru qui séparent Hokkaido d'Honshu pour réapparaître
au nord d'Honshu sous la forme de deux chaînes parallèles.

L'une
d'entre elles, les monts Kitakami, est arrêtée par le Pacifique,
l'autre continue au sud-ouest jusqu'au plateau de la rivière Shinano où
se rencontrent plusieurs massifs montagneux dont celui du Hida, plus
connu sous le nom d'Alpes japonaises, qui comprend une trentaine de
sommets de plus de 3 000 m (mont Yariga, 3 180 m). Le point culminant
du pays est le mont Fuji (3 776 m), un volcan éteint situé près de
Yokohama. Shikoku et Kyushu sont également montagneuses : Kyushu s'est
bâtie autour d'une gigantesque caldeira (mont Aso) ; en revanche, les
sommets à Shikoku et Kyushu ne dépassent jamais 2 000 m (mont
Ishizuchi, 1 981 m).

Au Japon, les plaines sont pour
l'essentiel périphériques et ne couvrent que 16 p. 100 de la surface du
pays. Ce sont des accumulations alluviales et des cuvettes dues aux
failles des systèmes montagneux. Elles sont toujours exiguës, à
l'exception des plaines d'Hokkaido : le long de l'Ishikari, dans la
partie occidentale de l'île, et le long du Tokachi. Honshu a plusieurs
grandes plaines : celle d'Osaka, où sont situées les métropoles de
Kobe, Kyoto et Osaka, la plaine du Kanto (Tokyo), la plaine de Nobi où
se trouve Nagoya. Les eaux y prennent parfois une importance
exceptionnelle, notamment dans celles qui s'ouvrent au niveau de la
mer, que les Japonais dénomment suigo (pays de l'eau). Dans la plaine
de Waju, près de Nagoya, les digues enserrant les cours d'eau ont
délimité de véritables polders.

Le Japon possède environ 28 000
km de côtes, ce qui représente environ 1 km pour 13 km2 : un
développement comparable à celui des îles Britanniques. La côte la plus
découpée est celle du Pacifique en raison de l'action érosive des
marées et aussi des violentes tempêtes côtières. C'est au sud de la
baie de Tokyo que se rencontrent la plupart des baies les plus
accueillantes et les meilleurs ports du Japon. Entre Honshu, Shikoku et
Kyushu se trouve la mer Intérieure, parsemée d'îles!; elle communique
avec l'océan Pacifique et la mer du Japon par des détroits resserrés
qui arrêtent souvent les tempêtes venues de l'océan. La côte ouest des
îles japonaises, sur la mer du Japon, ne connaît pratiquement pas de
marées, elle est rectiligne!; les seules échancrures apparentes que
l'on y remarque sont les baies de Wakasa et de Toyama, sur l'île
d'Honshu.

La persistance des fractures et du jeu des plaques
tectoniques explique le volcanisme encore actif et la séismicité du
relief japonais. On recense plus de 250 volcans dont une trentaine
encore en activité. Le Japon subit plus de cinq mille secousses
sismiques par an. Les tremblements de terre sont souvent accompagnés
d'importants raz-de-marée (tsunami), les épicentres de ces secousses
étant alors situés dans les fonds sous-marins comme lors du tremblement
de terre de 1923, l'un des plus désastreux de l'histoire du Japon.
Parti de la baie de Sagami, il fit entre 130 000 et 150 000 victimes à
Yokohama et Tokyo. Le nombre énorme des victimes s'explique par les
maisons traditionnelles, construites en bois, qui ont alimenté les
incendies. En 1995, le tremblement de terre de Kobe, d'une amplitude de
sept points sur l'échelle de Richter, a encore fait près de 5 000
victimes. L'autre fléau naturel qui frappe le Japon sont les
glissements de terrain, fréquents dans les secteurs argileux de
l'archipel. Il s'agit de langues de terre de 10 à 50 m d'épaisseur,
larges parfois de plus de 500 m et atteignant en longueur près de 3
km!; leur vitesse d'écoulement est lente, de 3 à 8 m par an, mais elles
finissent un jour par emporter rizières, bois et agglomérations.

Hydrographie

À
l'égard de l'eau, la situation du Japon est paradoxale. La montagne est
partout mais l'absence de glaciers a façonné un réseau hydrographique
particulier. Les rivières et les fleuves japonais sont courts, avec une
pente très forte!; ils sont anormalement larges en raison du volume
d'eau important qu'ils doivent écouler en un laps de temps très court.
Le plus long est le Shinano (369 km). Parmi les cours d'eau importants,
il faut citer le Tone (322 km), qui draine la plaine de Tokyo. Les
autres grandes rivières de Honshu sont le Kitakami, le Tenryu et le
Mogami. Parmi celles d'Hokkaido, citons le cours d'eau qui vient au
second rang des rivières japonaises, l'Ishikari, puis le Teshio et le
Tokachi. Le Yoshino est la plus longue rivière de Shikoku. Les rivières
participent à l'irrigation des rizières dans une proportion de 65 p.
100. Quant aux lacs, d'origine tectonique ou volcanique, ils sont
nombreux : le plus grand est le lac Biwa (674 km2), qui alimente en eau
douce Osaka et Kyoto.

Climat

Les
îles japonaises s'étendent en longueur du 30e au 45e degré de latitude
nord, ce qui introduit des contrastes climatiques très forts.
L'influence continentale demeure essentielle sur le climat. Au cours de
la saison froide, le Japon se trouve pris entre l'anticyclone sibérien
et le centre dépressionnaire des îles Aléoutiennes. Il reçoit des vents
(nord-sud) froids et secs qui s'humidifient et se réchauffent au
contact de la mer du Japon et des masses chaudes du courant du
Kuroshio, déclenchant pluies et chutes de neige. Durant l'été, le Japon
se trouve pris à nouveau entre les basses pressions du continent et les
zones de hautes pressions subtropicales qui remontent vers le nord. Ces
flux instables déclenchent des dépressions cycloniques qui passent
au-dessus de l'archipel en mai-juin puis au mois de septembre,
occasionnant deux périodes de pluies marquées, dont la première «!la
pluie des prunes!» ou baiu, peut être diluvienne. D'août à octobre,
l'alizé du sud-est s'accompagne de typhons. Tout l'ouest du pays est
soumis à leur passage dévastateur. Ces éléments expliquent la variété
des moyennes thermiques annuelles : 5!°C à Nemuro (Hokkaido) et 16!°C à
Okinawa. Des étés courts et des hivers longs et rudes caractérisent
Hokkaido et la portion septentrionale de Honshu. La rigueur des hivers
est due en grande partie aux vents de nord-ouest venus de Sibérie, et
au courant froid de l'Okhotsk, ou Oyashio, qui s'écoule au sud dans la
mer du Japon. Shikoku, Kyushu et le sud de Honshu ont des étés très
chauds et humides, le climat y est presque subtropical, et des hivers
doux avec relativement peu de neige. Le Japon se trouve sur la
trajectoire des moussons du sud-est, qui augmentent considérablement
l'humidité étouffante des étés. Les précipitations annuelles
s'échelonnent entre 1 015 mm sur Hokkaido et 3 810 mm dans les régions
centrales de Honshu.

Ressources naturelles

La
nature s'est montrée parcimonieuse avec le Japon. Le milieu naturel est
inhospitalier et pauvre. Tout ce qui fait la richesse du pays a été
arraché par une lutte millénaire du peuple contre les éléments. L'eau
est peut-être la seule richesse naturelle du Japon. C'est elle qui a
permis les cultures irriguées, c'est encore elle qui entretient la
couverture forestière, qui a permis au Japon de surpasser les meilleurs
rendements agricoles mondiaux (le Japon couvre à lui seul 71 p. 100 de
ses besoins alimentaires) et de se doter d'un potentiel hydroélectrique
qu'il exploite systématiquement. Les ressources minérales sont tout
aussi limitées!; en dehors de quelques gisements de charbon
surexploités, le pays est obligé d'importer la majeure partie des
matières premières nécessaires à son industrie.

Flore et faune

La
grande variété et la luxuriance de la végétation au Japon s'expliquent
par la chaleur, l'humidité des étés et le relief. La forêt couvre 68 p.
100 de la superficie totale du Japon. C'est une forêt de montagne, ce
qui explique son exceptionnel degré de conservation. Le Japon n'ayant
pas connu les grandes glaciations du quaternaire, la végétation du
Pléistocène a été épargnée!; elle est caractérisée par un grand nombre
d'espèces végétales. Sept pour cent de cette forêt est considérée comme
primaire. On recense au Japon plus de 17 000 espèces végétales. Les
pruniers, blancs et rouges, de même que les cerisiers (sakura), ont une
floraison précoce : avec le bambou et le pin, ils sont un des symboles
traditionnels de la civilisation japonaise.

On distingue
plusieurs types de paysages. Dans le nord et l'est d'Hokkaido, les
conifères forment la majorité du couvert végétal, associés au bouleau
et au frêne. La forêt tempérée réunit feuillus et conifères (chênes,
hêtres, érables, thuyas, pins rouges et noirs) au nord de Honshu.
Ensuite, la forêt de type pénétropical s'observe à l'ouest (conifères,
chênes se trouvent mêlés aux bambous, magnolias et chênes verts). Les
conifères issus du reboisement sont désormais majoritaires mais les
espèces insulaires comme le sugi, ou cèdre du Japon, qui atteint
parfois une hauteur de 46 m, constituent encore des massifs importants.
À Kyushu, Shikoku, et dans le sud de Honshu, ce sont les arbres de la
végétation subtropicale que l'on rencontre, tels le bambou, le
camphrier et le banian!; on y cultive aussi l'arbre à thé et l'arbre à
cire. Outre la forêt, il convient de citer un paysage typique du Japon,
l'Osega hara, une prairie humide qui s'est sans doute développée sur
d'anciennes forêts essartées et qui apparaît entre 300 et 1500 m
d'altitude. Elle est le milieu d'élection des bambous nains (sasa) et
des mizu basho, les bananiers d'eau.

En comparaison, le Japon
n'a qu'une faune réduite. Pourtant, elle comporte au moins 140 espèces
de mammifères, 450 espèces d'oiseaux, et une grande variété de
reptiles, de batraciens et de poissons. Le seul mammifère primate est
le singe à face rouge, le macaque du Japon, que l'on trouve sur tout le
territoire de Honshu. Parmi les carnivores, citons l'ours noir et
l'ours brun. Le renard (un animal mythique au Japon) se rencontre
partout. Des deux espèces de cervidés, la plus répandue est le cerf du
Japon.

Population et société

Les
Japonais appartiennent au rameau des races dites mongoloïdes, comme les
Chinois et les Coréens, tout en s'en distinguant par des caractères
physiques et linguistiques particuliers. L'origine du peuplement de
l'archipel japonais est très complexe : les données historiques,
linguistiques et archéologiques donnent à penser que le brassage des
peuples s'est fait très tôt. Les Aïnous, qui vivent aujourd'hui surtout
sur l'île d'Hokkaido, constituent le seul groupe aborigène important!;
des siècles de guerre puis une assimilation par mariages
intercommunautaires font qu'aujourd'hui seuls quelques milliers d'entre
eux survivent à Hokkaido.
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